Inventaires


Etude réalisée pour le Parc National des Pyrénées dans le cadre des inventaires ABC.

Etude en cours …

 

Etude réalisée en coopération avec Geneviève et Gilbert Cournet propriétaires qui pratiquent une sylviculture raisonnée sur leurs parcelles boisées (64 Lendresse).

Les parcelles d’une superficie de 2,7 ha s’étagent entre 90 m et 150 m.

Etude en cours …

Dans le cadre d’une convention (2017-2018) avec le PLVG, le Groupe Entomologique des Pyrénées Occidentales (GEPO) a réalisé une étude avec les objectifs suivants :

Obtenir un état initial des coléoptères  de la tourbière, des zones boisées environnantes et de la végétation aquatique des rives du lac.

Déterminer la richesse et la diversité des différents secteurs qui permettront d’alimenter la réflexion pour la gestion du site.

Servir de base, si besoin, à l’élaboration d’actions ou de documents d’animation.

 Coléoptères : 947 déterminations ont été effectuées, 337 espèces de coléoptères ont été contactées au moins une fois et 9 espèces bio-indicatrices ont été recensées. 

Quatre familles sur les 67 recensées cumulent 77 % des contacts. Nitidulidae (27%) dont un tiers de Glischrochilus quadrisignatus (espèce invasive), Curculionidae (27%) dont un tiers de Scolytinae, Harpalidae (15%) et Staphylinidae (7%).

L’aulnaie-chênaie possède le coléoptérome le plus diversifié puisque 217 espèces sont présentes sur les 337 recensées.

Hémiptères : 75 déterminations ont été effectuées, 24 espèces d’Hémiptères ont été contactées au moins une fois.

Hyménoptères : 88 déterminations ont été effectuées, 6 espèces d’Hyménoptères ont été contactées au moins une fois.

Orthoptères : Huit espèces d’orthoptères et une mante ont été détectés lors de la prospection effectuée sur le site. Dans un contexte de milieux humides, cette diversité assez faible n’est pas surprenante pour ce groupe dont de nombreuses espèces sont liées aux milieux chauds et secs.

Arachnides : Trois exemplaires du rare Opilion endémique pyrénéen, Ischyropsalis hellwigii lucantei Simon, 1879, ont été observés.

A la demande de Mmes Cécile Pebernard et Vanina Joveneau des Archives Départementales des Pyrénées Occidentales, et suite à une première visite effectuée le 24 août 2015 par Patrick Weill du GEPO, une recherche des insectes présents dans le bâtiment d’archivage a été effectuée sur deux jours, dans le but d’évaluer la nature des dégâts et de cerner les secteurs atteints.

Les observations effectuées au cours de ces deux journées, ainsi que celles de la visite préliminaire ont permis de relever la présence de quelques espèces d’insectes dont Stegobium paniceum Linnaeus (couramment nommée la Vrillette du pain, la Vrillette boulangère). Ces anobides semblent concentrés sur deux demi-épis du cinquième étage, attirés par la colle à la farine qui a été utilisée pour la reliure des collections du Journal Officiel. Certains dos ont été perforés et les bords internes des contreplats présentent une poussière formée de résidus de mangeures et d’excréments. Des pièges à phéromones ont été déployés pour lutter contre la prolifération de ces coléoptères.

 

Une convention de partenariat entre le S.I.V.U (gestionnaire de la réserve) et le GEPO a été signée le 05 Avril 2012. Un inventaire faunistique (entomofaune) a été réalisé pendant quatre ans sur les zones de la réserve (Massif du Pibeste et forêt de St Pé).

Les objectifs de l’étude étaient :

Obtenir un état initial du coléoptérome de la Réserve Naturelle.

Déterminer la richesse et la diversité des différents secteurs qui permettront d’alimenter la réflexion pour la conception d’un premier plan de gestion de la réserve..

Servir de base, si besoin, à l’élaboration d’actions ou de documents d’animation.

Les zones prospectées sont indiquées en jaune sur la carte de la réserve.

 

Le nombre d’espèces de coléoptères recensées sur la réserve est de 604 soit 6,7 % des espèces connues de France continentales. Un certain nombre d’espèces appartenant à d’autre ordres d’insectes ont été contactées (Lépidoptères, hémiptères, orthoptères …), la liste de ces données a été ajoutée en annexe du rapport.

 

 

 

En collaboration avec l’ONF (Office National des Forêts) gestionnaire du site.

Les premières phases de l’étude se sont intéressées aux parcelles sud et sud-est du bois de Bastard (parcelles 10, 14, 18 et 28). Les collectes de l’année 2011 ont ciblé le nord de la forêt (parcelle 2). Ces collectes ont révélées et confirmées la présence d’un cortège saproxylique riche et diversifié malgré la superficie relativement modeste de la surface boisée et de sa proximité avec l’agglomération paloise. En rouge sur la carte ci-dessous les parcelles de vieillissement interdites au public.

La forêt de Bastard, en l’état actuel des connaissances après ces 5 années d’inventaires, héberge donc au moins 164 espèces de coléoptères saproxyliques. Sur ces 164 espèces, 46 sont présentes dans la liste Brustel des espèces de coléoptères bio-indicatrices de la qualité des forêts (dont huit déterminantes strictes : Teredus cylindricus (Olivier, 1790), Ampedus praeustus (Fabricius, 1792), Calambus bipustulatus (Linnaeus, 1767), Aesalus scarabaeoides (Panzer, 1794), Prostomis mandibularis (Fabricius, 1801), Eledonoprius armatus (Panzer, 1799), Platydema dejeani Laporte de Castelnau & Brullé, 1831 et Pycnomerus terebrans (Olivier, 1790)). Cela représente près de 31% des 150 espèces de cette liste pouvant être rencontrées dans la région Aquitaine.

Le bilan des inventaires entomologiques menés pendant cette étude démontre que celle-ci héberge un peuplement saproxylique digne d’intérêt et d’une grande diversité. Cela montre aussi l’importance de cette forêt dans la préservation de l’entomofaune à l’échelle du Béarn et l’intérêt d’essayer d’assurer une continuité entre cet espace et les milieux naturels environnants dont certains qui, à l’image des zones humides du lac d’Uzein présentent également une faune saproxyliques de grand intérêt patrimonial. Enfin, l’on peut ajouter que les actions de préservation et de gestion en faveur de l’entomofaune saproxylique semblent importantes à poursuivre sur cet espace.

En collaboration avec la SEPANSO (Société pour l’Étude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest)

La zone verte autour du Laou.

Enclavé entre les communes de Lescar, Lons et Billère, le couloir du ruisseau Laou est une zone verte qui serpente entre les zones urbanisées. Prisé des riverains qui y trouvent un espace vert de promenade et de détente, son intérêt réside aussi dans le lien physique que ce boisement assure entre les zones arborées vers l’est (Uzein et bord du gave en direction de Artix) et les reliquats forestiers du nord de Pau (bois de Bastard).

La présence de nombreux vieux arbres dans le périmètre (chênes) est favorable à la présence d’espèces d’insectes d’intérêt patrimonial. Les observations réalisées sur le site ont permis de mettre en évidence quelques coléoptères de grande taille qui sont de bons marqueurs de la biodiversité du site. On peut citer Lucanus cervus L., Osmoderma eremita Scopoli et Cerambix cerdo L.

 

En collaboration avec l’ONF (Office National des Forêts)

Voir le compte rendu de l’étude plus complète réalisée en 2007/2011.

En collaboration avec le CRENA (Conservatoire Régional des Espaces Naturels d’Aquitaine)

Le piémont pyrénéen est composé de paysages variés, sa frange septentrionale comporte des ondulations de faible altitude (100 à 200 m) où le substratum calcaire affleure et crée des conditions climatiques particulières. Les flancs sud de ces coteaux calcicoles, sont caractérisés par une forte exposition au rayons solaires et une hygrométrie limitée. Des biotopes caractéristiques sont bien développés sur les parcelles étudiées dans cet inventaire : landes à genévriers, chênaies claires, mouillères à joncs … Un des intérêt majeur de ces pelouses sèches est la présence d’un grand nombre d’espèces d’orchidées (plus de vingt espèces recensées sur le périmètre de l’étude), qui justifie les conventions de gestion signée entre le CRENA et les propriétaires privés.

  

Les parcelles visitées sont situées sur les communes de Moncla et Castetpugon (Pyrénées atlantiques). Leur altitudes s’échelonnent de 120 m à 170 m. Les études terrains ont été intenses les deux premières années de l’étude et se sont poursuivies jusqu’en 2006. Plus de quatre cents espèces d’insectes ont été recensées et certaines données sont très intéressantes puisque concernant des taxons donnés comme rare en France (trente huit espèces). Beaucoup présentent une spécialisation écologique assez remarquable et cinq sont qualifiées de bioindicatrices d’une bonne valeur écologique du milieu forestier.

Ces données seront utilisées pour établir le plan de gestion du patrimoine naturel de la flore et de la faune de ces sites. La gestion actuelle consiste à effectuer un pâturage annuel (bovins et ovins) et à pratiquer un débroussaillage manuel des pelouses, fourrés et lisières, pour ralentir l’évolution naturelle de ces milieux vers la fermeture. Il s’agira d’évaluer l’impact de  ces actions sur les espèces fragiles recensées afin de conserver la bonne biodiversité entomologique mise en évidence sur cet écosystème calcicole.

En collaboration avec la préfecture des Pyrénées Atlantiques.

Parmi les parcelles forestières du piémont béarnais, le parc du château de Pau constitue une exception. En effet, non soumis aux impératifs de productivité, il a fait l’objet depuis plusieurs siècles d’une gestion à vocation purement paysagère. Ce type d’entretien a eu pour conséquence de favoriser le vieillissement d’un peuplement arboré constitué essentiellement d’espèces indigènes. Dans ce contexte, cette étude a eu pour objectif de vérifier si ce type de gestion a permis le maintien de populations d’insectes saproxyliques d’intérêt scientifique et patrimoniale.

Les sorties sur le site se sont étalées sur une période de quatre mois (avril à août 2000) et ont permis de contacter 126 espèces de coléoptères associés aux vieux arbres et milieux annexe. Au regard de la directive habitats-faune-flore du conseil des communautés européennes, ce parc boisé abrite trois espèces de coléoptères qui figurent dans l’annexe deux : Osmoderma eremita, Lucanus cervus et Cerambyx cerdo. En plus de ces espèces qui nécessitent une protection stricte, on notera dans la liste des espèces capturées, douze taxons classés comme bioindicateurs de la qualité des milieux forestiers (Speight 1988 et Brustel 1998) et vingt sept espèces de grand intérêt.

 

Compte tenu des informations précédentes, on peut considérer le site d’étude comme un véritable conservatoire d’espèces saproxyliques et phyllophages dont les populations se raréfient à l’échelle européenne, un véritable îlot de biodiversité au sein non seulement de la métropole paloise mais aussi du Béarn soumis en général à une gestion productive de l’environnement.

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